Courtage spécialisé · Immeubles entiers

Assurance multirisque immeuble en monopropriété : un seul contrat pour tout votre immeuble

Vous détenez un immeuble entier, seul ou via une SCI ? Nous comparons pour vous les multirisques immeuble des compagnies qui assurent vraiment les immeubles en monopropriété — garanties calibrées, capitaux vérifiés, tarif négocié. Devis gratuit, réponse sous 24 h.

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Assurance multirisque immeuble
Tout le bâtiment
Un seul contrat
légale d'assurer en monopropriété
0 obligation
votre responsabilité de plein droit
Art. 1244
par m² et par an (repère de marché)
0,50-1,50 €

Qu'est-ce que la multirisque immeuble (MRI) en monopropriété ?

L'assurance multirisque immeuble est un contrat unique qui couvre l'intégralité d'un bâtiment : structure, parties communes, logements et équipements collectifs. Un seul contrat, un seul assureur, un seul interlocuteur en cas de sinistre.

En copropriété, ce contrat est souscrit par le syndic pour le compte du syndicat des copropriétaires — la loi ALUR de 2014 l'a d'ailleurs rendu obligatoire, via l'article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965. Mais en monopropriété — un immeuble détenu par un seul propriétaire, personne physique ou SCI — il n'y a ni syndic, ni syndicat, ni assurance collective. Personne ne s'occupe du bâtiment à votre place.

C'est la différence fondamentale : en monopropriété, vous concentrez seul tous les risques du bâti. Un incendie qui détruit la toiture, un dégât des eaux qui traverse trois étages, un balcon qui se décroche sur la voie publique — dans tous les cas, c'est votre contrat, ou votre patrimoine, qui répond. La MRI est le contrat qui structure cette protection.

Définition

La multirisque immeuble (MRI) est un contrat d'assurance global couvrant un bâtiment dans son intégralité — structure (murs, toiture, fondations), parties communes (hall, escaliers, couloirs), parties privatives (les logements) et équipements collectifs (chaufferie, ascenseur) — ainsi que la responsabilité civile de son propriétaire.

MRI, « PNO immeuble entier » : deux noms pour une même logique

Selon les assureurs, le contrat qui couvre un immeuble entier détenu par un bailleur unique s'appelle « multirisque immeuble » ou « PNO immeuble entier ». La logique est la même : un contrat global sur tout le bâtiment. Les nuances sont détaillées sur notre page PNO en monopropriété.

Immeuble en monopropriété : pourquoi une assurance habitation classique ne suffit pas

Beaucoup de propriétaires de petits immeubles partent d'une multirisque habitation (MRH) ou d'une PNO au lot pour chaque appartement. Ces contrats ne sont pas conçus pour couvrir un bâtiment entier.

Une MRH classique assure un logement et la responsabilité civile de son occupant. Elle ne couvre ni la toiture commune, ni la cage d'escalier, ni les façades, ni la chaufferie collective. Une PNO au lot couvre un appartement donné, mais laisse les parties communes et la structure sans garantie : en cas d'incendie parti des combles, personne ne paie la charpente.

ContratCe qu'il couvreAdapté à un immeuble entier ?
Multirisque habitation (MRH)Un logement occupé par l'assuré + sa RCNon : parties communes et structure non couvertes
PNO au lotUn appartement loué ou vacant, lot par lotInsuffisant seul : toiture, façades, communs hors garantie
Multirisque immeuble (MRI)Tout le bâtiment : structure, communs, privatifs, équipementsOui : c'est le contrat conçu pour la monopropriété

Trois contrats, trois périmètres — un seul couvre le bâtiment entier.

Empiler des PNO au lot crée aussi des conflits de garanties : en cas de sinistre touchant plusieurs niveaux, chaque contrat renvoie vers l'autre et les zones non assurées (combles, caves, façades) restent à votre charge. Avec une MRI, la question ne se pose pas : un sinistre, un contrat, une indemnisation.

Le point de bascule des propriétaires de 2-3 lots

Dès que vous possédez un immeuble entier — même petit — la logique du contrat au lot ne tient plus. Le bon réflexe n'est pas d'ajouter une troisième PNO, mais de basculer sur un contrat unique couvrant tout le bâtiment, communs et toiture inclus.

Que couvre la MRI d'un immeuble en monopropriété ? Garanties socle et extensions

Le socle regroupe les garanties de dommages au bâtiment et la responsabilité civile du propriétaire. Le détail varie selon les contrats, mais on retrouve un tronc commun chez la plupart des compagnies.

Le socle indispensable
  • Incendie et explosion — le sinistre le plus destructeur pour un immeuble
  • Dégât des eaux — le plus fréquent en immeuble collectif
  • Événements climatiques : tempête, grêle, poids de la neige
  • Catastrophes naturelles (régime cat-nat, franchise réglementée)
  • Responsabilité civile du propriétaire d'immeuble
  • Effondrement — à vérifier impérativement pour un immeuble ancien
Les extensions à négocier
  • Perte de loyers après sinistre (logements inhabitables)
  • Vol et vandalisme sur les parties communes
  • Bris de glace (verrières, vitrages des communs)
  • Défense-recours, voire protection juridique complète
  • Garantie des loyers impayés (GLI), souvent en contrat séparé
  • Dommages électriques sur les équipements collectifs

Le périmètre d'une MRI bien construite couvre la structure (murs porteurs, planchers, toiture, façades), les parties communes (hall, escaliers, caves, cour), les parties privatives (les logements, hors biens mobiliers des locataires qui relèvent de leur propre assurance) et les équipements collectifs : chaufferie, ascenseur, antennes, portail. Vérifiez que le contrat le précise noir sur blanc — c'est le premier point de contrôle d'un devis.

Article 1244 du Code civil

La responsabilité du propriétaire, même sans assurance

« Le propriétaire d'un bâtiment est responsable du dommage causé par sa ruine, lorsqu'elle est arrivée par une suite du défaut d'entretien ou par le vice de sa construction. » Cette responsabilité s'exerce de plein droit, sur votre patrimoine propre — et en monopropriété, aucun syndicat ne la partage. C'est précisément ce que la garantie RC de la MRI transfère à l'assureur. Détail sur la page RC du propriétaire d'immeuble.

La multirisque immeuble est-elle obligatoire en monopropriété ?

La réponse en 10 secondes

Non obligatoire — mais votre responsabilité, elle, est automatique

Aucun texte n'oblige un propriétaire unique à assurer son immeuble : l'obligation créée par la loi ALUR (art. 9-1 de la loi du 10 juillet 1965) ne vise que les copropriétés. Mais l'article 1244 du Code civil engage votre responsabilité sans que la victime ait à prouver votre faute — et une indemnisation corporelle grave se chiffre en centaines de milliers d'euros.

La fiche service-public.fr consacrée à l'assurance habitation (F2023) le confirme : le propriétaire occupant ou bailleur hors copropriété n'est soumis à aucune obligation générale d'assurance de son bien. Une chute dans l'escalier commun, une corniche qui tombe sur un passant, un effondrement de plancher : sans assurance, c'est votre patrimoine personnel — ou celui de votre SCI — qui est en première ligne.

Article L242-1 du Code des assurances

L'exception : la dommage-ouvrage avant travaux

Seule vraie obligation du propriétaire d'immeuble : souscrire une assurance dommage-ouvrage avant l'ouverture de tout chantier de construction, d'extension ou de rénovation lourde. Elle pèse sur le maître d'ouvrage — donc sur vous ou votre SCI. Voir notre guide de la dommage-ouvrage immeuble.

Ne pas assurer un immeuble : légal, mais intenable

Un immeuble représente souvent l'essentiel du patrimoine de son propriétaire. Un incendie total non assuré, c'est la perte sèche du capital ET, potentiellement, l'obligation d'indemniser les occupants sur vos deniers. Le vrai débat n'est pas « faut-il assurer ? » mais « à quel niveau de garanties et de capitaux ? ».

Le piège n°1 du propriétaire unique : la règle proportionnelle de capitaux

Le risque le plus sous-estimé par les propriétaires d'immeuble entier : déclarer des capitaux inférieurs à la valeur de reconstruction réduit toutes vos indemnités au prorata — même de bonne foi (art. L121-5 du Code des assurances).

Exemple chiffré : la sous-assurance qui coûte 50 000 €

Vous déclarez une valeur de reconstruction de 800 000 €. La valeur réelle est de 1,2 million d'euros : vous n'êtes assuré qu'aux deux tiers. Un incendie cause 150 000 € de dommages. L'assureur applique la proportion : 150 000 × (800 000 / 1 200 000) = 100 000 € d'indemnité. Les 50 000 € restants sont à votre charge — alors même que le sinistre est bien inférieur au capital déclaré.

En copropriété, le syndic fait généralement réévaluer les capitaux et le contrat est indexé. En monopropriété, personne ne le fait à votre place : un capital déclaré il y a dix ans et jamais actualisé est presque mécaniquement sous-évalué, ne serait-ce que par la hausse des coûts de construction.

Deux réflexes : vérifier que votre contrat est indexé (le plus souvent sur l'indice FFB du coût de la construction), et faire réestimer la valeur de reconstruction — qui n'a rien à voir avec la valeur vénale — après chaque gros travaux. La méthode complète est sur la page règle proportionnelle et capitaux de reconstruction.

Combien coûte l'assurance d'un immeuble en monopropriété en 2026 ?

Fourchettes de marché constatées : 0,50 à 1,50 € par m² et par an, ou 150 à 450 € par lot et par an — à titre indicatif. Seul un devis établi sur les caractéristiques réelles de votre immeuble a une valeur d'engagement.

Profil d'immeubleOrdre de grandeur (indicatif)
Résidentiel récent, bien entretenu0,50 – 0,80 €/m²/an
Immeuble mixte habitation-commerce0,80 – 1,20 €/m²/an
Immeuble ancien, équipements vieillissants1,00 – 1,50 €/m²/an

Fourchettes de marché 2026, avant prise en compte de la sinistralité et des franchises.

Pour les petits immeubles, l'ordre de grandeur se lit plutôt par lot : environ 25 à 45 € par mois pour 1 à 3 lots (moins de 200 m²), 45 à 80 € pour 4 à 8 lots, 80 à 120 € au-delà. Les facteurs qui font varier la prime : la zone géographique, l'ancienneté et l'état du bâtiment, la présence d'un local commercial en rez-de-chaussée (surprime incendie selon l'activité), les équipements collectifs, l'historique de sinistres et la franchise choisie.

Pour un bailleur au régime réel, la prime est par ailleurs déductible des revenus fonciers — voir la page fiscalité de l'assurance immeuble.

Ne comparez jamais sur le seul prix

Une MRI à 0,50 €/m² avec des capitaux sous-évalués coûte infiniment plus cher qu'une MRI à 1 €/m² correctement calibrée : la différence se paie au premier sinistre, via la règle proportionnelle. Comparez à périmètre égal — capitaux, franchises, plafonds RC. Détail sur la page prix d'une assurance immeuble.

Immeuble de rapport, SCI, mixte : adapter la MRI à votre situation

La MRI est un contrat socle : sa construction dépend de qui vous êtes et de ce que contient l'immeuble.

  • Immeuble de rapport : au socle s'ajoutent les garanties qui protègent le rendement — perte de loyers après sinistre, GLI contre les impayés. Guide dédié : assurance immeuble de rapport.
  • Détention en SCI : c'est la société, représentée par son gérant, qui souscrit le contrat — pas les associés. La SCI déclare les capitaux et porte la règle proportionnelle. Voir assurance immeuble en SCI.
  • Immeuble mixte habitation-commerce : le local en rez-de-chaussée change le profil de risque et doit être déclaré précisément, activité comprise, sous peine de réduction ou de refus de garantie. Voir immeuble mixte.
  • Immeuble vacant ou en travaux : la vacance prolongée et les chantiers modifient le risque et doivent être signalés à l'assureur — certaines garanties peuvent être suspendues. Voir immeuble vacant ou en travaux.

Dans tous les cas, la souscription passe par une description honnête et complète de l'immeuble : surface, nombre de lots, année de construction, état de la toiture et de l'électricité, activités exercées, occupation. C'est ce qui garantit que le contrat paiera le jour où vous en aurez besoin.

Questions fréquentes

Vos questions sur la MRI en monopropriété

La MRI couvre-t-elle les parties communes et les parties privatives ?
Oui, c'est sa raison d'être. Une multirisque immeuble couvre le bâtiment dans son ensemble : structure, toiture, façades, parties communes (hall, escaliers, caves) et parties privatives (les logements). Seuls les biens mobiliers des locataires restent couverts par leur propre assurance habitation.
Quelle est la différence entre MRI et PNO ?
La PNO (propriétaire non occupant) désigne historiquement un contrat au lot, couvrant un appartement loué ou vacant. La MRI couvre un immeuble entier : structure, communs, privatifs et équipements collectifs. Pour un immeuble en monopropriété, certains assureurs parlent de « PNO immeuble entier » — c'est fonctionnellement une MRI. L'important est le périmètre couvert, pas l'étiquette.
L'assurance multirisque immeuble est-elle obligatoire ?
Non. L'obligation d'assurance de la loi ALUR (art. 9-1 de la loi du 10 juillet 1965) ne concerne que les copropriétés. En monopropriété, aucune loi n'impose d'assurer l'immeuble — sauf la dommage-ouvrage (art. L242-1 du Code des assurances) avant des travaux de gros œuvre. En revanche, votre responsabilité au titre de l'article 1244 du Code civil existe toujours.
Qui souscrit la MRI en monopropriété ?
Le propriétaire unique de l'immeuble : la personne physique si l'immeuble est détenu en nom propre, ou la SCI (représentée par son gérant) si l'immeuble est logé en société. Il n'y a ni syndic ni syndicat pour le faire à votre place — c'est la différence structurelle avec la copropriété.
La garantie effondrement est-elle incluse dans la MRI ?
Pas systématiquement. Selon les contrats, l'effondrement figure dans le socle ou en extension optionnelle. Pour un immeuble ancien, c'est un point à vérifier ligne par ligne avant de signer : l'article 1244 du Code civil vous rend responsable des dommages causés par la ruine du bâtiment, et c'est précisément cette garantie qui vous couvre.
Une assurance habitation classique peut-elle assurer un immeuble entier ?
Non. Une multirisque habitation couvre un logement et son occupant, pas un bâtiment collectif. La toiture, les façades, les parties communes et les équipements collectifs resteraient sans garantie. Pour un immeuble entier, il faut un contrat multirisque immeuble (ou PNO immeuble entier) couvrant l'ensemble du bâti.
Pour aller plus loin

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